Moving.

Gnanxiety si sposta.
Restiamo sempre a Quebec City, ma cambiamo quartiere. Questo per dirvi che, nonostante la negligenza dell’ultimo periodo, questa volta la colpa è della mancanza di internet.
Avrete più notizie più tardi, ma siamo vive (io e Ansia).
Stay tuned!

Gnanxiety se déplace.
On reste toujours à Quebec, mais on change quartier. Ça pour vous dire que, malgré la negligence de la dernière période, cette fois la faute il est de l’absence de internet.
vous avez de nouvelle plus tard, mais nous sommes en vie (moi et Anxiétè).
Stay tuned!

Canadian issues (pt 1)

Gli stereotipi sui canadesi sono infiniti e in giro si trovano meme come se piovesse. Ma c’è da dire che alcuni si possono provare sulla propria pelle. Lo so, lo so, gli stereotipi sono una brutta bestia e noi italiani lo sappiamo fin troppo bene.
Ma lasciate che vi racconti quest’episodio.
L’altro giorno ritornando dalla palestra sono passata in farmacia per prendere un paio di cose. Imbocco una corsia a caso per andare verso il banco e mi ritrovo davanti il ragazzo addetto alle pulizie che sta passando il mocio.
Ora, pensiamo un momento a cosa sarebbe successo in Italia. Nella migliore delle ipotesi ci sarebbe stato uno scambio di sguardi truci tra io che non voglio scivolare come una cogliona e l’omino scorbutico che non vuole che io calpesti il suo operato. Nella peggiore delle ipotesi avrei cercato di schivare la zona pulita ricevendo borbottii di disapprovazione.
Com’è andata qua.
pic-via-molson_canadian-on-twitterGuardo l’omino e non faccio in tempo a decidere se proseguire o tornare indietro e cambiare corsia che lui sorridendo mi dice “désolé”. Mi si è stampata la mandibola a terra.
Al che borbotto un “non…jkdsfjhfk problem” e proseguo.
Finito il mio compito mi dirigo verso l’uscita e, sfiga vuole, becco nuovamente il simpatico ragazzo che, di nuovo (!!), mi brucia sul tempo ed è ancora “désolé”. Sorrido come una cretina e vado.
Tempo di fare uno stop alla cassa per pagare un paio di cose ed esco. E sì, avete indovinato. L’omino sta pulendo l’uscita. Mi apre la porta, sorride e decido di batterlo sul tempo sbraitando un “désolé” a mia volta (la prossima volta prometto di spegnere la musica per evitare i 10000 decibel). E lui, sempre sorridendo, “c’est l’hiver”. E certo.

Les stéréotypes sur les Canadiens pleuvent de partout et sont sans fin. Mais il n’y a pas à dire, certains leur vont comme un gant. Je sais, je sais, les stéréotypes sont une bête laide et nous les Italiens le savons que trop bien.
Mais laissez-moi vous parler de cet épisode.
L’autre jour en revenant du gym, je suis passée à la pharmacie pour prendre deux choses. J’entre dans une allée au hasard pour aller vers le banc et je me retrouve devant le garçon du nettoyage qui passe la vadrouille.
Maintenant, pensons un moment à ce qui serait arrivé en Italie. Dans le meilleur des cas il y aurait eu un échange de regards entre moi qui ne veux pas glisser comme une idiote et l’homme grincheux qui ne veut pas que je marche sur son travail. Dans le pire des cas j’aurais essayé d’éviter la zone nettoyée en recevant des bruits ennuyants de désapprobation.
Voici comment ça c’est passé ici.
Je regarde le garçon et je n’ai pas le temp de décider si je continue ou si je reviens et je change d’allée quand il me sourit et me dit “désolé”. Ma mâchoire s’est imprimée au sol.
Ce à quoi je marmonne un “non…jkdsfjhfk problème” et je continue.
Mon devoir est terminé et je me dirige vers la sortie et, comme je suis chanceuse, je rencontre une fois encore le gentil garçon qui, encore (!!), me devance et est une fois de plus “désolé”. Je souris comme une imbécile et je m’en vais.
Le temp de faire un arrêt à la caisse pour payer deux choses et je sors. Et oui, vous l’avez deviné. Le garçon nettoie la sortie. Il m’ouvre la porte, sourit et moi je décide de prendre les devants en hurlant un “désolé” moi aussi (la prochaine fois je promets de couper la musique pour éviter les 10000 décibels). Et lui de répondre avec le sourire, “c’est l’hiver!”. Et bien sûr.

Chinada (pt 1)

Nel mio narcisismo che mi ha portato a creare una pagina dove parlo di me (correlata da una gigantesca foto giusto per non farsi mancare niente) vi avevo detto che mi ero innamorata della Cina. Ma sono in Canada.
In questi quasi 2 mesi qua mi sono accorta che forse sono finita nello stesso posto, ma con gente un po’ più normale. Non ci credete? Guardate qua.

Dans mon narcissisme qui m’a amenée à créer une page où je parle de moi (en combinant une énorme photo juste pour ne pas manquer de rien) je vous ai dit que je suis tombée en amour avec le pays. Mais je suis au Canada.
Dans ces presque 2 mois j’ai réalisé que probablement j’ai fini à la même place, mais avec des gens un peu plus normaux. Vous ne me croyez pas? Regardez ça.

  • Prova numero 1: incroci. (Preuve numéro 1: croisement)

I semafori sono dopo l’incrocio (sì, lo so, chissene frega, ma andava fatto notare).
Les feus de signalisation sont après du croisement (oui, je sais, peu importe, mais il allait fait remarquer)

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Incrocio in Cina (croisement en Chine)
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Incrocio in Canada (croisement au Canada)
  • Prova numero 2: Avril Lavigne. (Preuve numéro 2: Avril Lavigne)

Vi prego di soffermarvi un momento su questa affermazione. E comunque sì, avete letto bene.
In Cina è quasi un’icona nazionale (arrivano sempre tardi da quelle parti). Le fanno fare (consapevolmente) la pubblicità ad una delle marche di tè più vendute in assoluto, ti ritrovi la sua faccia sul frigo davanti al Tempio Shaolin, i “best of” si sprecano, e durante gli allenamenti “girlfriend” con il ritornello in italiano andrà in loop continuo.
Qua Avril è finita al sedicesimo posto dei cantanti più popolari degli ultimi 30 anni (dopo Celine, ovviamente).

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Il libro! (Le livre!)

Je vous demande de vous attarder sur cette déclaration. Eh oui, vous avez bien lu.
En Chine c’est presqu’une icône nationale (ils arrivent toujours en retard dans cette partie). Ils font faire (sciemment) la publicité à l’une des marques de thé les plus vendues de tout les temps, tu retrouves son visage sur le frigo devant le Temple Shaolin, les “best of” sont nombreux, et pendant les entrainements le refrain en italien de “Girlfriend” doit être en loop continu.
Ici Avril est arrivée en seizième position des chanteurs les plus populaires des 30 dernières années (après Céline, bien sûr).

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Avril…Cina
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Avril…Canada
  • Prova numero 3: Caffè. (Preuve numéro 3: Café)

Diciamo che questa, in realtà, è una prova non del tutto vera.
Principalmente quando qua chiedi un espresso riescono a farti bere qualcosa di estremamente decente, se non addirittura buono. A differenza dell’Europa dove, non appena passi il confine, ti ritrovi con qualcosa di non definito.
Tuttavia una volta, tra l’altro in una catena di “ristoranti italiani”, mi sono ritrovata il solito Alien in una tazzina. Perché la tazzina va riempita fino al limite no? No.

En fait, disons que ce n’est pas une preuve complètement vraie.
Principalement quand ici tu demandes un espresso ils réussissent à te faire boire quelque chose d’extrêmement décent, sinon encore bon. À l’inverse de l’Europe où, dès que tu passes la frontière, tu te retrouves avec quelque chose qui est indéfini.
Mais une fois, entre autres dans une chaîne de “restaurants italiens”, j’ai retrouvé l’habituel “alien” dans la tasse. Est-ce que la tasse doit être remplie jusqu’au bord? Non.

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Se questo è un caffè…Cina (Si c’est un café…Chine)
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Se questo è un caffè…Canada (si c’est un café…Canada)
  • Prova numero 4: Dentisti. (Preuve numéro 4: Dentistes)

In Cina hanno questa stravagante mania di riempire le strade con gli stessi negozi.DSCN3134
Un parrucchiere, 2 negozi di abbigliamento, 1 ristorante (o quella cosa un po’ sudicia che ci assomiglia), un altro parrucchiere, un ristorante, altri negozi di abbigliamento, qualcosa di non ben definito, un ristorante. Come se dopo il primo avessero pensato “hey guarda funziona! Apriamone altri 10 nella stessa strada!” E poi son tutti vuoti.
Qua fanno la stessa cosa, ma con i dentisti. Ci sono più studi dentistici che persone. Ma pensandoci bene forse è per il ghiaccio. Cadi una volta, cadi due, prima o poi qualche dente lo lasci sull’asfalto. Magari da oggi in poi girerò con il paradenti giusto per.

Schermata 2016-01-24 alle 14.42.42En Chine, ils ont cette manie extravagante de remplir les rues avec les mêmes magasins.
Un coiffeur, deux magasins de vêtements, un restaurant (ou cette chose un peu sale qui ressemble à ça), un autre coiffeur, un restaurant, d’autres magasins de vêtements, quelque chose de mal défini, un restaurant. Comme si après la première tentative ils eussent pensé “hey regarde, ça fonctionne! Ouvrons dix autres magasins dans la même rue!” Et puis ils sont tous vides.
Ici ils font la même chose, mais avec les dentistes. Il y a plus de cliniques dentaires que de personnes. Mais, en y réfléchissant bien, c’est peut-être à cause de la glace. Tu tombes une fois, puis deux et tôt ou tard tu laisses quelques dents sur l’asphalte. Peut-être que dorénavant je vais marcher avec mon protège-dents juste au cas où.

Continua…
À suivre…

The HDF

Oggi è il compleanno della mia coinquilina.
La mia coinquilina si è scelta da sola il soprannome per questo blog. E questo la dice lunga.
Half Disconnected Friend, per gli amici HDF. Un giorno vi racconterò la storia dietro questo soprannome.
Ma ora è il momento di festeggiare: Happy Fucking Birthday HDF!

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de ma colocataire.
Ma colocataire a choisi ce nom toute seule pour ce blog. Et cela en dit long.
Half Disconnected Friend, pour les amis HDF. Un jour je vais vous raconter l’histoire derrière ce surnom.
Mais maintenant c’est le moment de célébrer: Happy Fucking Birthday HDF!

Being an Expat.

The loneliness of the expatriate is of an odd and complicated kind, for it is inseparable from the feeling of being free, of having escaped.

(Adam Gopnik)

Such is the nature of an expatriate life. Stripped of romance, perhaps that’s what being an expat is all about: a sense of not wholly belonging. […] The insider-outsider dichotomy gives life a degree of tension. Not of a needling, negative variety but rather a keep-on-your-toes sort of tension that can plunge or peak with sudden rushes of love or anger. Learning to recognise and interpret cultural behaviour is a vital step forward for expats anywhere, but it doesn’t mean that you grow to appreciate all the differences.

(Sarah Turnbull)

Winter issues.

Un giorno vi racconterò l’inverno. Quello dei -31 gradi, della neve pressata sul marciapiede che diventa ghiaccio fin dove occhio possa arrivare, della neve accumulata sul ciglio della strada, del vento perennemente in faccia. Ma quel giorno non è oggi.

Oggi vi racconterò dei problemi invernali del primo mondo (nel caso in cui qualcuno se lo stesse chiedendo ecco un esempio di first world problems)

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Dangerous WiFi

Tragedia numero 1: dopo aver indossato tutta l’armatura invernale (che nemmeno i cavalieri medioevali impiegavano tutto quel tempo) metti piede fuori dal portone di casa e ti accorgi di non aver indossato le cuffiette, ma fa troppo freddo per togliersi i guanti, così devi affrontare la strada senza colonna sonora.

Tragedia numero 2: quando, invece, ti ricordi di mettere le cuffiette, ma, disgraziatamente, nel camminare una ti scivola fuori dall’orecchio. E fa sempre e comunque troppo freddo per togliere i guanti. E avrai un orecchio più freddo dell’altro.

Tragedia numero 3: quando la porta dell’ascensore si apre e la persona che sta uscendo si scusa per averti intralciato la strada e tu non fai in tempo a scusarti a tua volta (questo è più che altro un Canadian world problem).

Tragedia numero 4: quando sali sul bus e sei già pronta a salutare l’autista (perché sì, qua gli autisti salutano tutti i passeggeri e li ringraziano per aver timbrato il biglietto), ti lanci con un “bonsoir” orgogliosa dei tuoi inutili progressi nel francese e l’autista ti risponde con “bonjour”. Ma sono le 9 di sera.

Tragedia numero 5: quando cammini nella neve a -23 e il calzino decide di scivolarti sotto al piede e non sai se sia peggio camminare così fino a casa o togliere i guanti, congelare, aprire lo stivale, congelare ancora di più e mettere il calzino al suo posto.

Tragedia numero 6: finalmente decidi di tentare l’approccio con qualche commesso/a in francese. Tentativo 1 fallito con te che guardi con occhi da pesce bollito chi ti sta davanti e poi parli in inglese. Tentativo numero 2 fallito con te che parti in quarta e poi ti accorgi di aver parlato in spagnolo. Tentativo numero 3 fallito perché hai centrato il cinese che non capisce l’inglese, probabilmente nemmeno il francese e a gesti gli fai capire che fa niente e te ne vai. Fino al tentativo numero 20 le cose sono andate circa così.

Le tragedie sono in aggiornamento.

 

Un jour je vais vous raconter l’hiver. Ce sont des -31°, de la neige compactée sur le trottoir qui devient de la glace jusqu’à perte de vue, de la neige accumulée au bord de la route, du vent constamment dans le visage.
Mais ce jour n’est pas aujourd’hui.

Aujourd’hui je vais vous raconter des problèmes d’hiver d’une importance mondiale (au cas où quelqu’un est intéressé c’est un exemple de first world problems).

Tragedie numéro 1: après avoir porté toute l’armure d’hiver (que même les chevaliers médiévaux n’avaient pas à prendre tout ce temps) mis le pied à l’extérieur de la maison et tu réalises que tu n’as pas mis tes écouteurs, mais il fait très froid pour enlever tes gants, donc tu dois affronter la rue sans trame sonore.

Tragedie numéro 2: quand, tu te souviens de porter les écouteurs, mais malheureusement, en marchant une t’échappe de l’oreille. Et il fait froid quand même pour enlever tes gants. Et tu vas avoir une oreille plus froide que l’autre.

Tragedie numéro 3: quand la porte de l’ascenseur s’ouvre et la personne qui sort s’excuse pour t’avoir bloqué le passage et tu n’as pas le temps de t’excuser aussi (c’est, probablement, un problème mondial typiquement canadien).

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Dangerous place

Tragedie numéro 4: quand tu prends le bus et tu es déjà prête à saluer le chauffeur (parce que, oui, ici les chauffeurs saluent tous les passagers et ils leur disent merci pour avoir tamponné le billet), tu lui lances avec un “bonsoir” fière de tes progrès inutiles en français et le chauffeur te répond avec un “bonjour”. Mais il est 9h du soir.

Tragedie numéro 5: quand tu marches dans la neige à -23° et une chaussette décide de glisser de ton pied et tu ne sais pas si c’est pire de marcher comme ça jusqu’à la maison ou d’enlever tes gants, geler, ouvrir la botte, congeler et remettre la chaussette à sa place.

Tragedie numéro 6: finalement tu décides de tenter l’approche avec un(e) vendeur(euse) en français. Tentative numéro 1 = échec. Tu le(la) regardes avec des yeux de poisson bouilli et puis tu parles en anglais. Tentative numéro 2 = un autre échec. Tu continues à parler à toute vitesse et puis tu réalises avoir parlé en espagnol. Tentative numéro 3 = encore un échec parce que tu es tombée sur le seul Chinois qui ne comprend pas l’anglais, probablement pas le français non plus et tu lui fait comprendre par signes que ça fait rien et tu t’en vas et ce, jusqu’à la tentative numéro 20. Les choses ont été presque comme cela.

Les tragédies sont en mise a jour constantes.