Be brave…

 

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Canadian issues (pt 1)

Gli stereotipi sui canadesi sono infiniti e in giro si trovano meme come se piovesse. Ma c’è da dire che alcuni si possono provare sulla propria pelle. Lo so, lo so, gli stereotipi sono una brutta bestia e noi italiani lo sappiamo fin troppo bene.
Ma lasciate che vi racconti quest’episodio.
L’altro giorno ritornando dalla palestra sono passata in farmacia per prendere un paio di cose. Imbocco una corsia a caso per andare verso il banco e mi ritrovo davanti il ragazzo addetto alle pulizie che sta passando il mocio.
Ora, pensiamo un momento a cosa sarebbe successo in Italia. Nella migliore delle ipotesi ci sarebbe stato uno scambio di sguardi truci tra io che non voglio scivolare come una cogliona e l’omino scorbutico che non vuole che io calpesti il suo operato. Nella peggiore delle ipotesi avrei cercato di schivare la zona pulita ricevendo borbottii di disapprovazione.
Com’è andata qua.
pic-via-molson_canadian-on-twitterGuardo l’omino e non faccio in tempo a decidere se proseguire o tornare indietro e cambiare corsia che lui sorridendo mi dice “désolé”. Mi si è stampata la mandibola a terra.
Al che borbotto un “non…jkdsfjhfk problem” e proseguo.
Finito il mio compito mi dirigo verso l’uscita e, sfiga vuole, becco nuovamente il simpatico ragazzo che, di nuovo (!!), mi brucia sul tempo ed è ancora “désolé”. Sorrido come una cretina e vado.
Tempo di fare uno stop alla cassa per pagare un paio di cose ed esco. E sì, avete indovinato. L’omino sta pulendo l’uscita. Mi apre la porta, sorride e decido di batterlo sul tempo sbraitando un “désolé” a mia volta (la prossima volta prometto di spegnere la musica per evitare i 10000 decibel). E lui, sempre sorridendo, “c’est l’hiver”. E certo.

Les stéréotypes sur les Canadiens pleuvent de partout et sont sans fin. Mais il n’y a pas à dire, certains leur vont comme un gant. Je sais, je sais, les stéréotypes sont une bête laide et nous les Italiens le savons que trop bien.
Mais laissez-moi vous parler de cet épisode.
L’autre jour en revenant du gym, je suis passée à la pharmacie pour prendre deux choses. J’entre dans une allée au hasard pour aller vers le banc et je me retrouve devant le garçon du nettoyage qui passe la vadrouille.
Maintenant, pensons un moment à ce qui serait arrivé en Italie. Dans le meilleur des cas il y aurait eu un échange de regards entre moi qui ne veux pas glisser comme une idiote et l’homme grincheux qui ne veut pas que je marche sur son travail. Dans le pire des cas j’aurais essayé d’éviter la zone nettoyée en recevant des bruits ennuyants de désapprobation.
Voici comment ça c’est passé ici.
Je regarde le garçon et je n’ai pas le temp de décider si je continue ou si je reviens et je change d’allée quand il me sourit et me dit “désolé”. Ma mâchoire s’est imprimée au sol.
Ce à quoi je marmonne un “non…jkdsfjhfk problème” et je continue.
Mon devoir est terminé et je me dirige vers la sortie et, comme je suis chanceuse, je rencontre une fois encore le gentil garçon qui, encore (!!), me devance et est une fois de plus “désolé”. Je souris comme une imbécile et je m’en vais.
Le temp de faire un arrêt à la caisse pour payer deux choses et je sors. Et oui, vous l’avez deviné. Le garçon nettoie la sortie. Il m’ouvre la porte, sourit et moi je décide de prendre les devants en hurlant un “désolé” moi aussi (la prochaine fois je promets de couper la musique pour éviter les 10000 décibels). Et lui de répondre avec le sourire, “c’est l’hiver!”. Et bien sûr.